L’histoire

Passé… présent… futur…

 

L’actuelle UNDC est l’héritière de l’Association Nationale des Directeurs de Conservatoires et Écoles de Musique de France, animée depuis les années 1950 par plusieurs personnalités connues, comme Marcel Dautremer (Nancy) qui en assure la présidence entre 1947 et 1957.
Dans les années qui suivent, un petit groupe actif de directeurs du Nord/Pas de Calais ,région remarquable par la densité de son tissu musical, lance une nouvelle organisation, basée sur une dualité Association/Syndicat autonome, qui devait perdurer jusqu’à la création de l’UNDC, en 1980.
Il faut citer ces pionniers : Henri Vachey (Douai), Raymond Niverd (Valenciennes), André Lodéon (StOmer), Franz Tournier (Tourcoing).

Ces deux organismes devaient prendre tout naturellement leur place dans la profonde réorganisation par Marcel Landowski du réseau de l’Enseignement spécialisé, sous le Ministère d’André Malraux.

Les années 1965-75 voient une résurrection inespérée, avec des moyens financiers jusque là inconnus , la création des Certificats d’Aptitude et le classements de beaucoup de nos écoles en CNR et ENM.
Laissant ici de côté les questions proprement syndicales, on se souviendra simplement qu’à cette époque, l’Association s’implique beaucoup dans cette réorganisation, par des prises de position pédagogiques génératrices parfois de débats passionnés.

Citons quelques noms de présidents de l’Association : Pierre Villette (Aix), André Lodéon qui inaugurait en 1968 le premier bâtiment vraiment spécifique (Grenoble), puis René Clément (Lyon),Richard Lowry (Angers), Marc Bleuse, ancien Directeur du CNSM de Paris (Toulouse), Jean-Philippe Navarre (Nancy), enfin Martine André (Montrouge), actuelle présidente de notre Association qui témoigne d’une féminisation très importante de notre métier par rapport aux années 1960-70.

Notre Association, longtemps seule représentante de la profession, voit en 1989 se créer CDF (Conservatoires de France), sur un principe différent : une association d’établissements (constituée de personnes morales).

Pour sa part, l’UNDC est restée fidèle à son principe fondateur, et veut demeurer une assemblée d’artistes professionnels ayant fait le choix de devenir Directeurs. Elle admet également en son sein les  directeurs-adjoints, détachés ou retraités, qui contribuent aussi à l’enrichir de leur expérience.

Cette démarche privilégiant la recherche pédagogique est aujourd’hui plus utile que jamais.
Les grandes questions qui nous préoccupent sont le plus souvent indépendantes des évolutions sociales ou esthétiques :

  • La formation des Directeurs, qui doit donner des armes administratives – voire politico-culturelles – à des artistes déjà confirmés qui existe enfin au CNSMD de Paris.
  • La diversité des missions : notre souci est de prendre en compte la multiplicités des missions, que ce soit du plus modeste CRC au plus grand CRR , dont certains sont maintenant couplés aux nouveaux Pôles Supérieurs.
  • La formation des futurs artistes, musiciens danseurs, comédiens, le développement de la pratique amateur, ou encore l’irrigation artistique ou culturelle d’une population de tous âges sur le territoire. Bien entendu,dans ces missions essentielles, les objectifs sont : qualité et exigence.

Les conservatoires sont devenus depuis longtemps des lieux de créations et d’innovations pédagogiques.
Notre association, sous différents vocables a assisté et participé à cette évolution impressionnante (rappelons que la première exécution du Sacre du Printemps(1913) dans un Conservatoire date de 1971, par Manuel Rosenthal au CNSM de Paris).
Lorsque nous répertorions tout ce qui a été entrepris depuis 40 ou 50 ans, nous voyons bien que le terme de conservatisme n’est plus de mise, en ce qui concerne les conservatoires actuels. En effet, il n’est plus rare aujourd’hui de voir un conservatoire monter un spectacle avec danse contemporaine,théâtre (musical ou pas), électroacoustique, etc.

Conscients aussi de ce rôle particulier et irremplaçable, l’UNDC continue à se battre avec âpreté et détermination contre tous les renoncements qu’ils soient d’ordre culturels ou budgétaires. Dans ce combat, nous ne sommes pas seuls car nous savons combien d’élus et responsables de nos villes et territoires se battent aussi pour cette cause commune.

Le devoir de l’UNDC, quelques soient les crises culturelles et financières, est de dépasser les querelles de clocher et d’esthétique, en maintenant une union sacrée avec les artistes/enseignants, étudiants et parents d’élèves. Ce faisant, nous défendons un réseau d’enseignement, parfois critiqué, mais que beaucoup de pays nous envient.

 

Alain Louvier
Vice-Président de l’UNDC
Ancien directeur du CNSMDP et du CRR de Boulogne-Billancourt

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