Éditorial

Mes chers collègues,

Pour son prochain congrès et aussi pour célébrer ses 60 ans d’existence, l’UNDC a souhaité organiser cet évènement le vendredi 27 janvier 2017 dans un lieu emblématique de l’éducation et de la culture, l’UNESCO.

En effet, comme il est indiqué dans l’énoncé de ses valeurs, l’UNDC souhaite maintenir et promouvoir la possibilité pour le plus grand nombre d’avoir accès à une éducation artistique de qualité, valeur éducative que défend et partage également l’UNESCO.

Lors de ce congrès, nous allons traiter de différents thèmes qui concernent actuellement notre profession et qui l’agitent parfois, comme les vertus de l’enseignement individuel et de l’enseignement collectif, la pratique de l’enseignement spécialisé en Europe ainsi que la diversité des approches et des répertoires (savant et traditionnels) en Europe et plus particulièrement en Outre-mer qui sera représenté par le département de la Réunion.

Je remercie les différentes personnalités qui ont bien voulu venir nous apporter leur éclairage et leurs expériences sur les sujets riches et variés que nous allons évoquer tout au long de cette journée et espère que vous viendrez nombreux représenter notre profession.

En attendant, je vous souhaite une très bonne et heureuse nouvelle année.

Que 2017 vous apporte l’énergie nécessaire pour continuer à exercer avec passion ce beau métier qui nous donne les moyens de transmettre les pratiques artistiques aux jeunes générations.

 

Martine André
Présidente de l’UNDC

 


 

Mes chers collègues,

Comme nous le savons bien, le monde étant en pleine mutation, le milieu artistique n’échappe pas à la règle et, plus particulièrement, l’enseignement artistique, qui se doit de se remettre en cause en continuant à évoluer. Beaucoup de nos collègues le font déjà avec passion et un désir réel d’engagement qui les honore.

Cependant, cette volonté affirmée ne doit pas faire tomber notre profession dans ce travers typiquement français qui consiste à mettre constamment les choses en opposition. En effet, pourquoi vouloir opposer systématiquement la pratique de la diversité à celle de l’enseignement artistique spécialisé, l’enseignement collectif à l’enseignement individuel, la formation des amateurs à la formation professionnelle ?

Tout ceci semble être au contraire complémentaire et ne peut qu’enrichir la qualité de l’enseignement dispensé dans nos établissements.

Sortons de ce cloisonnement idéologique systématique qui d’ailleurs ne correspond pas à ce qui se fait  en général dans la plupart de nos établissements et qui risque de donner une image manichéenne d’une institution à deux vitesses, comme si nous ne pratiquions pas déjà depuis longtemps cette diversité de l’offre et de l’accueil qui fait la richesse et la tradition  de nos conservatoires.

Quittons enfin  ces clivages qui contribuent à donner jusqu’aux plus hautes instances une idée fausse de nos pratiques, comme nous avons pu parfois le déplorer.

Nous avons tous à y gagner et ce ne serait que la juste reconnaissance de ce qui se pratique déjà  dans nos établissements !

Martine André
Présidente UNDC

 


 

59ème Congrès 2016 de L’UNDC

Le 59ème Congrès de l’UNDC s’est tenu les 5 et 6 février au CRR de Versailles et cette année, en raison de l’actualité brûlante, nous avons tenu à alerter les élus sur les risques multiples du désengagement de l’Etat vis-à-vis des conservatoires.

C’est ainsi que Madame Catherine MORIN-DESSAILLY, Présidente de la Commission Culture du Sénat, Monsieur François de MAZIERES, Député-Maire de Versailles, Monsieur Alain HAYOT, Docteur en sociologie et en anthropologie, délégué à la Culture du PCF, et Patrick BLOCHE, Président de la Commission Culture de l’Assemblée Nationale, ont bien voulu répondre à mon appel.

Leur venue a donné lieu à des échanges fructueux.
A cette occasion, leur ayant fait part de mon vif regret de ne plus voir s’associer à nos débats, comme c’était la tradition à l’UNDC, le Ministère de la Culture, nous avons été heureux de constater qu’en toute dernière minute le Ministère nous a annoncé qu’il participerait à nos travaux du lendemain.

Les échanges ont été très constructifs et ont semblé de bon augure, puisque nous recevions dans la même journée une invitation à venir rencontrer, avec d’autres associations, la Conseillère spéciale du cabinet de la Ministre la semaine suivante.

De plus, je me réjouis de noter que nos débats sont arrivés au bon moment puisqu’hier au Sénat, dans une discussion portant sur le projet de loi CAP, qui doit se poursuivre dans les jours suivants, la Ministre de la Culture, dès sa première intervention, a abordé la question de la réforme des conservatoires, en précisant qu’elle souhaitait un renforcement de la participation de tous les jeunes à la culture grâce à la pratique artistique collective et à la formation des amateurs, offrant ainsi une éducation artistique et culturelle de qualité, ce à quoi nous adhérons pleinement.
J’ai été particulièrement heureuse de remarquer que dans son intervention, la Ministre reparlait bien de l’enseignement artistique spécialisé, notion à laquelle l’UNDC est très attachée et sur laquelle nous avions particulièrement insisté auprès de nos élus lors de ce congrès.

D’autre part, après quelques mois de tractations, nous avons obtenu grâce à Pierre Lemoine, Président de la SEAM, qui est venu l’annoncer lors de notre congrès, des avancées concernant la gestion des photocopies lors des épreuves d’examen et concours, comme : l’autorisation de faire une photocopie lorsqu’il est besoin d’une « page de tourne » ou lors des examens pour les membres du jury. Vous allez recevoir, si ce n’est pas encore fait, un avenant concernant cette convention.

Lors de ce congrès j’ai pu également constater dans nos échanges que nous avions un certain nombre de points communs avec nos collègues membres d’autres associations.
Cela m’a amenée à leur proposer de réfléchir à la manière dont nous pourrions, par une envie commune d’ouverture, envisager de nous regrouper en une seule et même association, riche de ces différences, et d’enterrer ainsi une hache de guerre, vieille de plusieurs années.
Je pense que dans une même association, et c’est souhaitable, différents courants peuvent être représentés et après en avoir discuté avec eux, il me semble que cela va dans le sens de ce que souhaitent nos collègues qui sont de plus en plus nombreux à ne pas vouloir choisir entre une association et une autre, en favorisant par ce choix un combat qui peut paraître parfois fratricide et qui est dommageable pour tous.

Bien entendu, mes chers collègues, ce ne sont que des pistes de réflexion qui devront prendre un certain temps et que je vous soumets, mais je crois que, plus que jamais, il est important de se tourner vers l’avenir avec un regard neuf.

 

Martine André
Présidente de l’UNDC

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